Histoire de l’Église de Jésus-Christ des Saints
des Derniers Jours en France

Histoire de l‘Eglise en France

L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours – aussi connue sous le nom de Mormons – est une Église chrétienne fondée par Joseph Smith en 1830 aux États-Unis. Elle compte aujourd’hui 15 millions de membres dans 170 pays, dont plus de 8 millions vivent en dehors des États-Unis et 500 000 en Europe.

Le premier missionnaire de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours à arriver en France, en 1849, est un Gallois du nom de William Howells (1816-1851). Le premier baptême a lieu cette même année au Havre, puis la première branche (paroisse de petite taille) est organisée à Boulogne-sur-Mer, le 6 avril 1850. D’autres branches suivront à Paris, dans la Sarthe, au Havre et à Bordeaux.

Lieu de la première réunion publique à Paris en 1852

Église du Mans

Église de Versailles

Le Livre de Mormon est publié en français en janvier 1852.

Pourtant, l'opposition du régime impérial de Napoléon III motive le transfert du siège de la mission dans l'île de Jersey en 1853. A l'époque, la plupart des convertis émigrent vers les États-Unis pour rejoindre la vallée du Grand Lac Salé où s'édifie, entre autres, Salt Lake City. On estime qu’entre 1840 et 1890 environ 85 000 convertis européens partiront pour l’Ouest américain. Parmi eux, probablement guère plus de 130 français.

L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ne prend vraiment son plein essor en France que dans les années 1950. Elle est organisée en association loi 1901 en 1952 et compte à cette époque un peu plus de 1000 membres. Le premier "pieu" (un pieu est le regroupement de plusieurs paroisses) est fondé en 1975 à Paris.

En 2014, en France, on compte 37 800 fidèles répartis en 10 pieux (Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy, Nice, Paris, Paris-Est, Paris-Sud, Rennes, Toulouse). Elle est organisée en association cultuelle loi 1905. Il faut y ajouter les 29 200 membres des DOM-TOM, ce qui fait un total de 67 000 personnes.

 

Histoire de l‘Eglise en région parisienne

C’est en juillet 1850 que les premiers missionnaires mormons arrivent à Paris. En décembre de la même année, ils effectuent leurs premiers baptêmes dans la Seine, au niveau de l’Ile St. Ouen. Parmi les convertis se trouve Louis Bertrand, journaliste au Populaire, un hebdomadaire créé par Etienne Cabet, le fondateur des Icariens, l’un des mouvements du socialisme utopique du XIXe siècle. Bertrand, avec l’aide des deux missionnaires venus de la Vallée du Grand Lac salé, l’apôtre John Taylor et le membre du collège des Soixante-dix Curtis E. Bolton, traduisent le Livre de Mormon en français et publient le magazine mensuel L’Etoile du Déseret (mai 1851-avril 1852).

Cependant, la période du Second Empire n‘est guère favorable à l’installation d’une nouvelle Eglise en France et les missionnaires partent en 1864. Malgré tout, environ 200 personnes sont baptisées (une cinquantaine à Paris) dont plus de la moitié émigrera en Utah. Le retour des missionnaires se fait en 1912, après que la loi de séparation des Eglises et de l’Etat soit votée en 1905. En réalité, ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que la branche de Paris commence à prospérer jusqu’au début du conflit de 1939-45.

Pendant la guerre et l’occupation, la petite branche de Paris survit malgré les privations et les menaces grâce à la ténacité de six femmes. Elles n’ont la visite d’un frère de la prêtrise qu’une fois pendant toute la durée du conflit. En 1946, avec l’arrivée des troupes américaines, elles retrouvent des soldats membres de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours grâce auxquels elles reprennent contact avec les dirigeants.

A partir de cette date, les choses s’accélèrent. En 1946, c‘est le retour des missionnaires et l’arrivée d’une aide humanitaire envoyée par les membres américains. Dans les années 1950, le nombre croissant de convertis justifie la création d’autres branches en région parisienne. En 1952, l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours reçoit le statut officiel d’Association loi de 1901. Cela permet la construction de la première église en région parisienne, à Versailles, dont la consécration se fait en 1966. Mais une autre construction a eu une importance cruciale pour les Mormons français : le premier temple en dehors des Etats-Unis, en Suisse, près de Berne, consacré en 1955 pour toute l’Europe. A cette occasion, en septembre 1955, les 379 chanteurs du célèbre Choeur du Tabernacle Mormon se produisent devant 3 000 spectateurs au Palais de Chaillot. Les années 1960 voient une croissance notable de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours en région parisienne : les paroisses de Paris, Versailles, Châtillon, Nogent, Compiègne sont créées. Ce développement rend possible en 1975 la création à Paris du premier « pieu » en France. A ce moment là, en plus des congrégations déjà citées, s’ajoutent Colombes, Melun, Morsang. Le jeune « pieu » de Paris est ainsi honoré, en 1976, par la visite du président de l’Eglise d’alors, Spencer W. Kimball. Les années 1970 et 1980 permettent la création de nouvelles paroisses et la construction de nouvelles églises qui justifie la division du pieu en 1992 : à l’ouest, le pieu de Paris, à l’est, le pieu de Paris-est. Chacun regroupe environ 2 500 à 3 000 membres dans une dizaine de paroisses.

Soulignons qu’à Versailles et dans sa région, les Mormons sont implantés depuis 1960 et leur église au 5, Rond-point de l’Alliance depuis 1966.

En plus des réunions dominicales, ils organisent des activités et des enseignements durant la semaine. Leur bâtiment est ouvert à tous.

On y trouve également un centre d‘Histoire familiale.

Aujourd’hui, en Ile-de France, nous trouvons des paroisses dans les villes suivantes :

Pour la partie ouest : Cergy-Pontoise, Mantes-La-Jolie, Paris, Saint-Ouen et Versailles.

Pour la partie est : Aulnay, Compiègne, Meaux, Nogent, Paris-Lilas, Reims, Torcy.

Pour la partie sud : Antony, Chartres, Evry, Melun.

Paroisse de Melun (77)

Paroisse d'Evry (91)

La population de l’Eglise reflète la diversité des âges et des cultures ajoutant à la richesse de cette communauté chaleureuse et vivante.